Extraits du diplôme de fin d’études d’Architecture de Pauline Résal  -    2003

 

Les origines du Vaublanc remontent au milieu du XVIIe siècle : le site est alors un simple moulin à papier. Rapidement, le nouveau propriétaire des lieux, François de Farcy, créa l’activité des forges.

 

 

Forges : lieu où est réalisé la transformation de charbon de bois et de minerais de fer, en fonte. Ce principe sidérurgique est obtenu par la chauffe et le mélange de ces 2 composantes dans un « four » : le haut-fourneau. La fonte refroidie est alors retravaillée ( chauffée et laminée ) pour la transformer en fer.

 

Après quelques changements de propriétaires, les Forges se développèrent sous l’ère de la famille de saint Pern, au début du XVIIIe siècle. Pendant la Révolution, pas moins de 400 à 500 ouvriers, sous la direction de François Delaizire, travaillèrent, pour le compte des Forges du Vaublanc, à fournir à l’Etat d’importantes commandes.

En 1795, Delaizire mourut à l’âge de 53 ans après une vie bien remplie et agitée, pendant laquelle il avait réussi à inculquer au village sidérurgique, un certain mode de vie basé sur le patriotisme, le respect des lois et les valeurs de la république.

La responsabilité de la forge fut laissée à Louis Alexis Carré, son neveu, dont il devint le propriétaire en 1808.

 

Idéalement situés à leurs débuts, les forges du Vaublanc subissaient de plus en plus les contrecoups dus à l’appauvrissement des filons miniers voisins et à l’épuisement des forêts. Les maîtres des forges durent subir un surcoût de production dû au mauvais état général des routes, un problème essentiel pour la survie de la forge qui perdura et s’amplifia tout au long du XIXe siècle.

 

En 1847, l’affinage wallon fut remplacé par le puddlage à la houille et la fenderie par des trains de laminoirs dégrossisseurs et finisseurs, localisées sur les côtes marines.

C’est la première véritable évolution technique depuis la fondation des forges.

La famille Carré-Kerisouet était bien consciente que tôt ou tard, elle serait obligée d’arrêter l’activité du Vaublanc car elle serait confrontée à de trop nombreux problèmes.« Le jour où nous [ne] trouverons aucun intérêt du capital engagé dans nos forges, déclaraient-ils avec netteté, nous les éteindrons sans hésiter et nous[ne] pousserons pas la philanthropie jusqu’à perdre ce qu’en de meilleurs temps, nous avons su gagner »C’est ainsi que les forges du Vaublanc s’éteignirent après la guerre 1870-1871.

Parallèlement, un gisement de kaolin important fut découvert, à proximité du Vaublanc en 1865. La veuve de Louis Aimé Carré Kérisouet, avec l’aide de ses fils s’investirent alors dans le traitement du kaolin, dés 1866. Le second mari de la veuve Carré Kérisouet, monsieur Depaul racheta l’ensemble du site entre 1885 et 1890.

 

En 1897, le ménage Depaul loua à leur gendre Henry Morane (qui épousa la fille Carré Kérisouet en 1894) :

  • L’usine de Plémet ainsi que les terrains de gisement de kaolin.
  • La première usine du Vaublanc.
  • La grande roue hydraulique des anciennes forges du Vaublanc.

 

En 1909, au décès des Depaul, Louise Carré Kérisouet devint propriétaire de l’ensemble du bail de 1897 et son époux Henry Morane s’occupa de gérer l’exploitation. Vers 1955, l’utilisation du site du Vaublanc pour l’exploitation du kaolin s’arrêta.

 

Le site fut alors converti en lieu de villégiature et d'accueil.